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jeudi 4 octobre 2012

Le Stade de Wimbledon


Relecture du Stade de Wimbledon (éditions Rivages, 1985, (ISBN 978-2903059811) de Daniele Del Guidice. Traduit par René de Ceccatty.
 Je retrouve ce qui m'avait fasciné la première fois: le roman est court, mais d'une densité incroyable, avec ce narrateur qui erre dans Trieste à la recherche des traces d'un homme qui n'a rien écrit...Il étire le temps, au rythme d'une attention au réel, aux pensées qui l'assaillent, d'un appartement à un autre, d'un indice au suivant. Oui, ce livre est court, mais il réclame un  temps de lecture supérieur à sa forme. Si vous aimez les livres méditatifs, où il ne se passe rien d'autre que des petites aventures de hasard, alors lisez-le. Curieusement, son style m'a donné envie de relire un autre auteur italien, mort récemment: Antonio Tabucchi.
Le Stade de Wimbledon
Quatrième de couverture:
Un jeune homme fait une enquête sur un intellectuel qui est mort il y a une quinzaine d'années et qui a la particularité de n'avoir rien publié de son vivant. Cette figure de l'intégrité, de l'exigence littéraire, est un personnage qui a existé: Robert Balzen, dont les écrits retrouvés ont paru à titre posthume. Mais il s'agit d'un prétexte car du véritable Robert Balzen peu de choses sera dit, bien que le narrateur interroge minutieusement toutes les personnes qui l'ont connu. Parmi elles, deux femmes qui vont revivre une amitié demeurée intense dans leur souvenir. De Trieste, l'enquêteur est conduit par sa recherche à Londres, à Wimbledon dont le stade vide va jouer le rôle de révélateur.
Ce roman symbolique, singulier, plein de charme et d'intelligence, a immédiatement frappé des écrivains comme Alberto Moravia, Ferdinando Camon, Italo Calvino.
J'ai aimé le chapitre 3 où le narrateur, voyant un jeune couple pénétrer dans un bâteau de guerre, imagine leur visite dans les entrailles du navire, en rêvant de la poésie de la marine.


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