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vendredi 21 mars 2014

De vrais détectives




Fini de regarder hier soir la série d'HBO. Polar stylé qui sait nous perdre quand il faut, et nous ramener dans la narration au bon moment, accélérer et relancer l'attention quand il faut. Incroyable supériorité de ce genre de série tv sur le cinéma de genre. Je n'en parlerais pas mieux que ce blog: True Detective, un polar, un vrai. 
Et aussi, True Detective analyse de séquence sur Grand écart.

Mémo:
Il tirait goulûment sur ses cigarettes blondes, aspirant la fumée de ses joues émaciées. C'était un super-héros réaliste et destroy sans pouvoir et désabusé. Quatre ans comme agent infiltré, son dossier était toujours sous scellés.
Dans la voiture qui glissait dans l'air moite de Louisiane, il proférait des sentences comme :
- Je pense que la conscience humaine est une tragique erreur de l'évolution. Nous sommes devenus trop conscients de nous-même. La nature a créé une chose séparée d'elle. Nous sommes des créatures qui ne devraient pas exister naturellement. Nous sommes des êtres piégés dans l'illusion. 
- Cet accroissement des sens et des sentiments nous plonge dans l'assurance totale que nous sommes quelqu'un alors qu'en fait tout le monde est personne. 
- Aluminium, cendres, comme si on pouvait goûter la psychosphère....

Son collègue le bon flic, le bon père de famille qui trompe sa femme, a proposé, à bout de nerfs: Faisons de la voiture un espace de réflexion silencieuse.
Plus tard, sur le plan du travail et par vengeance, la femme du père de famille se laisse prendre sauvagement par le super-héros destroy.
Ils se battent.
Ils se retrouvent. Même si c'est difficile d'apprécier un homme qui rejette autant l'humanité que Rust Cohle.
Il cherche Carcosa. Celui dont les robes sont un vent de voix invisibles.


- Il parlera pas avec toi.
- J'ai une batterie de voiture et deux câbles qui disent le contraire. 
- Commence pas avec ces conneries...

Qui dit, encore:
On est de la viande sensible, malgré nos identités illusoires. On forge ces identités en faisant des jugements moraux. Tout le monde juge, tout le temps. 
Des champs d'herbes. Des cabanons. Ornés de signes vaudou, mystérieux, menaçants. Des chiens qui gardent. Esclaves des démons. Des peintures effrayantes. Des enchevêtrements de branchages.  Chaleur et alcool.
Deux flics en voiture, ils arrivent, ils vont savoir, ils vont découvrir.

- Tu sais quoi ? Je devrais pas...Mais j'ai l'impression que t'es impossible à tuer...Tu veux qu'on aille chercher tes fringues ?
- Avant, il y avait que l'obscurité. La lumière a gagné. 

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